Acheter des options : étapes clés et conseils essentiels

Se lancer sur le marché des options, c’est accepter de marcher sur un fil tendu entre audace et rigueur. Oubliez les clichés sur la spéculation sauvage : derrière chaque opération, il y a une mécanique précise, des choix stratégiques et souvent, une solide préparation.

Voici un parcours concret, étape par étape, pour investir dans vos premières options avec un capital de 5 000$. Pratique, direct, sans détour.

Les options, c’est le terrain de jeu favori des traders chevronnés. Ce n’est pas un secret : sur les marchés, la majorité des acteurs sérieux préfèrent les options aux actions traditionnelles. Pourquoi ? Parce qu’elles offrent une palette d’outils pour contrôler le risque, tirer parti de l’effet de levier, et construire des stratégies adaptées à chaque profil.

Ne vous laissez pas intimider par le jargon. Un contrat d’option n’est qu’un accord entre deux parties : un acheteur et un vendeur s’engagent sur une transaction future d’un actif (action, ETF, matière première, etc.), à un prix et une date fixés à l’avance. L’acheteur bénéficie d’un droit, le vendeur assume une obligation. Ce cadre est strictement encadré, loin des arnaques des « options binaires » qui n’en portent que le nom.

Si vous tombez sur une scène de film où l’on crie « J’achète 50 PUT, je vends 25 CALL » au cœur de la bourse, sachez que c’est là que tout se joue. Les options, bien utilisées, sont des instruments pour maîtriser l’incertitude. Les professionnels s’en servent pour limiter les imprévus, car sur les marchés, c’est bien le risque qui reste le seul paramètre réellement maîtrisable.

Pour aller plus loin et découvrir des dizaines de cas concrets, plus de quarante vidéos gratuites sont disponibles sur notre chaîne YouTube (cliquez ICI).

Pas question ici de détailler toutes les stratégies : ce guide se concentre sur l’action, pas sur la théorie. Pour approfondir chaque stratégie, tout est disponible sur notre chaîne YouTube.

Certains s’interrogent sur le capital de départ nécessaire. Mon avis reste inchangé : visez au moins 5 000$ (ou 4 500€) pour démarrer dans de bonnes conditions. Ce montant permet de diversifier et de déployer des stratégies qui génèrent de vrais revenus. Même si débuter avec moins est possible, vous serez vite limité.

Pour ma part, j’ai débuté avec un capital un peu plus élevé, mais comme tant d’autres, j’ai essuyé mes pertes sur des actions avant de comprendre la puissance des options. Là où mes débuts étaient marqués par des nuits agitées et des décisions hasardeuses, les options m’ont offert un cadre structuré, bien plus rassurant.

En pratique, 5 000$ est souvent le minimum exigé par des courtiers comme ProRealTime ou Lynx pour ouvrir un compte options. Ces deux plateformes s’appuient sur TWS d’Interactive Brokers, référence en matière de frais réduits et d’efficacité. Suffisant pour opérer sereinement sur les marchés dérivés.

Petite précision sur ProRealTime : notre partenariat n’est pas affilié. Je ne touche rien à vous recommander leurs réductions d’abonnement négociées pour nos lecteurs. Si besoin, contactez-moi directement.

Maintenant que les bases sont posées, voici les 10 étapes pour passer vos premiers ordres en options, sans stress ni imprévu.

Petit rappel : une option peut s’acheter ou se vendre, et il existe deux grandes familles, les CALL et les PUT. Si besoin, toutes les explications vidéos sont accessibles gratuitement ici.

Avec un capital limité, mieux vaut privilégier des stratégies simples, peu gourmandes en marge. Les ventes d’options à découvert exigent parfois des couvertures importantes et peuvent vite saturer votre capacité d’action avec seulement deux ou trois opérations.

Misez donc sur une tactique de base, sans exigence de marge : l’achat d’une option CALL ou PUT reste la porte d’entrée idéale pour les petits portefeuilles.

Concrètement, acheter un CALL revient à miser sur la hausse d’un sous-jacent : action, ETF ou matière première. Pour un PUT, même logique mais à la baisse. L’exemple du bear market s’applique ici.

Étape 1 : Choisir le sous-jacent

Toute la démarche démarre par l’identification de l’actif à trader. Cette sélection est loin d’être anodine : c’est votre analyse qui guidera la stratégie à adopter.

Pour affiner ce choix, orientez-vous vers des sources solides d’analyse technique et graphique. Plusieurs blogs spécialisés proposent des ressources de qualité pour détecter un sous-jacent prometteur. Voici quelques références incontournables :

  • Exchange Together, Upside Stock Exchange ou Trading Attitude : ces sites regorgent de conseils pratiques pour anticiper les tendances haussières.
  • Ben de Bourse Ensemble livre un article complet sur la détection des faux signaux en bourse, avec des indicateurs fiables pour distinguer les véritables opportunités.
  • Sovanna, sur Upside Stock Exchange, détaille l’achat d’actions long terme par l’analyse technique, chandeliers japonais à l’appui.
  • Michel, du blog Trading Attitude, explore les grandes figures graphiques (fanions, échappées, etc.) pour valider les tendances.

En croisant ces approches, vous apprendrez à repérer les actifs susceptibles de grimper… ou de chuter, si vous optez pour l’achat de PUT.

Avant d’aller plus loin, un conseil d’initié : privilégiez les sous-jacents dont la volatilité implicite est faible ou modérée. Pas besoin d’abonnement coûteux pour accéder à ces données : des sites gratuits comme BarChart.com font très bien l’affaire.

Inscrivez-vous, c’est gratuit, et stockez vos analyses sans frais. Pour retrouver facilement la volatilité implicite, rendez-vous dans le menu « Options » puis « High Implied Volatility » et triez par « IV » décroissant.

Pour illustrer, disons qu’après avoir consulté ces sources, vous retenez AMD comme candidat pour un CALL. Pourquoi ce choix ?

AMD présente un profil technique intéressant : après un sommet, le titre a consolidé sur sa moyenne mobile 200 jours (en rouge) et suit de près la courbe 50 jours (en bleu). Le dernier sommet à 30$, et la perspective d’un franchissement vers 34$, soit +13%, capte l’attention. Volatilité implicite basse, critères remplis. Ce n’est qu’un exemple : à chacun ses filtres pour sélectionner un sous-jacent.

Passons à la pratique, avec la plateforme Interactive Brokers pour la démonstration.

Étape 2 : Connectez-vous à la plateforme

Identifiez-vous sur votre compte IB (ou tout autre courtier). Un compte de démonstration est aussi accessible, à créer directement sur le site ou via ce lien.

Étape 3 : Sélection de l’onglet « Option Trader »

Pour accéder à la chaîne d’options, dirigez-vous vers l’onglet « Option Trader » de votre interface.

Étape 4 : Saisir le ticker du sous-jacent

Renseignez le symbole de l’actif choisi, puis cliquez sur « Smart » pour valider.

Étape 5 : Choix de la date d’expiration du contrat

Toutes les échéances disponibles s’affichent en cliquant sur « PLUS ».

sous-jacent

Par exemple, partez sur une échéance à deux mois, le 19 juillet.

Étape 6 : Sélection du prix d’exercice

Fixez le strike à 30$ pour viser une confirmation du franchissement de ce seuil par le titre. Contrôlez bien que vous êtes sur la colonne CALL (gauche sur TWS, comme sur la plupart des plateformes).

Le prix vendeur est de 1,35$ par action, soit 135$ pour un contrat couvrant 100 actions.

Étape 7 : Définir le nombre de contrats souhaités

Ici, vous partez sur l’achat d’un seul contrat.

Étape 8 : Choisir la validité de l’ordre

Vous pouvez ajuster la durée de validité de l’ordre, jusqu’à la fin de la journée ou selon d’autres modalités. Un clic droit sur « JOUR » affiche les options disponibles.

pour donner

Étape 9 : Envoyer l’ordre sur la plateforme

En cliquant sur le bouton bleu « T », vous ouvrez la fenêtre de confirmation récapitulant tous les paramètres de l’opération.

informations

Un résumé clair de l’ordre :

  • Instrument : AMD Juillet 19’19 30 CALL
  • Achat : 1 contrat
  • Montant à engager : 135$

Étape 10 : Envoyer l’ordre au marché

Il vous reste à cliquer sur « Transmettre » pour envoyer l’ordre en bourse. Simple, direct.

Lorsque vous passez un ordre au prix vendeur, l’exécution doit suivre rapidement. Un dernier conseil : vous pouvez ajuster le prix d’achat avant la validation (étape 9). Exemple : si le prix acheteur est à 1,32$ et que le vendeur demande 1,35$, placez une offre à 1,33$ ou 1,34$ pour économiser quelques dollars. À la longue, ces petits écarts s’accumulent et réduisent les frais de transaction, ce qui compte si vous multipliez les ordres sur l’année.

Désormais, vous avez la méthode pour passer vos premiers ordres d’options sur le marché. Le déclic, c’est souvent un simple clic qui change la donne.

La confiance se construit par l’action : la première option achetée, c’est un pas concret vers une gestion plus affûtée de votre portefeuille. Prêt à passer du mode spectateur à celui d’acteur ?

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L’équipe de Bourses Sans Stress